Vous reprendrez bien un peu de champagne ?

Vous reprendrez bien un peu de champagne ? Resto12-300x200

Aéroport de Houston. 00h14. A.M.
L’immense salle du semi-luxueux « Haggy’s » est presque déserte.

Walt et Pierre, les deux barmans, discutent derrière le comptoir.
Ils regardent les seins de la serveuse, Mary, qui finit le service en salle pour les quelques rares clients.

A une table, Waylon et Aby, un couple de vieux rednecks de l’Arkansas, pestent tout bas contre les compagnies aériennes avec un accent épouvantable.
Waylon arbore fièrement un immense Stetson noir qu’il a acheté le matin même dans une boutique du centre ville.

Un peu plus loin, Phil est plongé dans son assiette de mais grillé et riz au curry. Capuche sur la tête, il semble complètement immergé dans son monde. Mais ses yeux noirs roulent sans interruption dans ses orbites. Il ne perd pas une miette de ce qui se passe dans la salle.

Kyoichi, Chigusa, et leurs enfants, Akihito, Nohimi, et Takuna, ont fini leur repas et attendent l’avion qui les ramènera chez eux. Iphone, ordinateur portable, ou Nintendo DS. Ils sont tout les cinq enfermés sur leur écran respectif et ne se rendent probablement pas compte du cliché qu’ils représentent.

Hurley, Dan, et Cliff sont déjà éméchés.
Ils ont bu quatre ou cinq budweisers pendant le repas et sont maintenant passé au Paddy Irish Whisky.
Tout trois sont trentenaires, hommes d’affaires talentueux, et originaire de Philadelphie.
Ils ont finalisé une OPA sur un groupe concurrent aujourd’hui et le fête dignement en attendant leur embarquement.
Les rires gras et mauvaises plaisanteries fusent à leur table.
Pour l’instant, Mary et ses seins font l’objet de leur attention et de leurs saillies.

On sent, au visage fatigué et fermé de Mary, que cette dernière pourrait leur tirer au fusil à pompe à bout portant si la société et son patron le lui permettaient.

Les trois ivrognes la regardent se déplacer vers la table de Phil.
Dan, sursaute, fait tomber un verre par terre, et s’exclame :

Dan : « Hé, le mec là bas… C’est Phil Ivey. »
Cliff : « Oui, bien su… Oh my fucking God !T’as raison, c’est Ivey ! »
Hurley : « Ivey qui mange du maïs ??? »
Cliff : « Il a parié 50 000 $ avec Sammy Farha qu’il ne mangeait que des trucs jaunes pendant deux mois. »
Hurley : « Attends, je sais comment attirer son attention, appelles la pute »

Une dizaine de minutes plus tard, Mary apporte à la table de Phil une bouteille du B de Boërl et Kroff, le champagne le plus cher du restaurant, 571,19 $ la bouteille.

Mary : « De la part de ces messieurs là-bas, Mr Ivey. »

Elle lui désigne Dan, Cliff, et Hurley, qui, tout sourire, font de grands signes de la main.
Phil leur adresse un petit signe de tête, esquisse un sourire un peu forcé, puis glisse quelques mots à Mary.

Elle revient un peu plus tard vers Dan, Cliff, et Hurley avec trois bouteilles du même champagne.

Mary : « Mr Ivey vous remercie et vous prie d’accepter ces bouteilles »

Les trois hommes d’affaires sont blessés dans leur orgueil.
Ils ne s’attendaient pas à ça.

Hurley : « Pour qui il se prend ce connard ? »
Dan : « Vous avez combien sur vous ? »
Cliff :  » Qu.. ? Tu vas pas..? »

Mary demande de l’aide à Walt qui suivait la scène avec intérêt.
Ils posent 10 bouteilles du B de Boërl et Kroff sur deux plateaux.
Et les apportent à Phil qui a finit son curry.
Ce dernier regarde les bouteilles sans modifier son expression,
ne regarde pas Cliff, Hurley, et Dan,
écrit un mot sur une petite carte,
et parle pendant un petit bout de temps avec Mary et Walt.

Les trois hommes d’affaires regardent la scène, vexés d’avoir produit aussi peu d’effets.
C’est 5711 dollars et 90 cents qu’il ont dépensés pour l’impressionner.
Mais Walt et Mary repartent.
Phil s’essuie les lèvres avec une serviette, entouré par les bouteilles du B de Boërl et Kroff.
L’évènement semble être terminé.

Phil a sorti un livre.

Kyoichi, Chigusa, Akihito, Nohimi, et Takuna sont partis prendre leur avion.

Walt, Mary, et Pierre sont passés dans l’arrière salle.

Waylon s’est endormi. Aby continue à parler toute seule.

Dan, Cliff, et Hurley sont retournés à leur whisky mais ils ne parlent quasiment plus et les sourires ont disparus de leur visage.

Le silence s’installe dans la grande salle semi-déserte du « Haggy’s ».
Il est 01h37 A.M dans l’aéroport de Houston.

Les portes de l’arrière salle s’ouvre et brise le silence.
Walt et Pierre, les deux serveurs, poussent un chariot.
Mary les suit avec un petit plateau.

Le chariot est amené devant la table des trois hommes d’affaires médusés.
Sur le chariot, il y a les 27 bouteilles restantes du B de Boërl et Kroff, 14 bouteilles de Veuve Cliquot, et 9 de Dom Perignon.
C’est 50 bouteilles de champagne en tout qui sont posées devant eux.

Mary pose le contenu du plateau sur la table de Dan, Cliff, et Hurley.
Une petite carte.
Dan la prend, l’ouvre, et lit :

I WON’T STOP.
P.I

boerl-et-kroff

PS : Toutes ressemblances avec des Phil Ivey existant seraient purement fortuites.
PSS : Merci à Djobi sans qui la phrase « Ils ont finalisé une OPA sur un groupe concurrent » n’aurait jamais existé.

Publié dans : Billets doux | le 18 avril, 2012 |8 Commentaires »

Les aventures de Kaviar et Mr Doodlepaf, n°8.

Les aventures de Kaviar et Mr Doodlepaf, n°8. dans Les aventures de Kaviar et Mr Doodlepaf. aube
Le 05/04/2012,

L’aube point.
Ça y est, je suis installé en NL50.
L’apprivoisement de la limite n’a pas été facile au début.
Notamment dû à un mauvais run persistant.
Mais la balance s’équilibre.
Et mes As commencent à tenir face à AQ.
La courbe commence à remonter beaucoup plus significativement.

Le volume commence aussi à se faire sentir et je me préoccupe de moins en moins des fluctuations de ma courbe, essayant de me concentrer sur comment jouer au mieux la main que j’ai dans les pattes.
( il m’est même arrivé de faire trois heures de session sans la regarder une seule fois. )

Avec le volume, mes perceptions des différents profils s’affinent également.
Je commence à bien différencier les « sortes » de pastilles vertes.
Ou plutôt, je commence à déterminer plus précisément les bettings pattern des différents fishous.
A-t-il tendance à bluffer à pot ses tirages manqués sur la river ???
Donk-t-il pour blockbet ses jeux très moyens ?
Et si oui, fold-t-il sur un raise ?
Donk-t-il parce qu’il n’a pas touché et qu’il veut tenter un petit bluff au flop mais sans conviction ?
Est-il du genre à miser très gros quand il a touché, sans se soucier de qui a relancer ni ce que peuvent percevoir les adversaires de son jeu ?
Est il un limp/folder, ou un limp/caller ?
Paye-t-il ses tirages peu importe le montant ?
Peut-il relancer un cbet avec la top paire ? Ou moins ?
Fold-t-il souvent sur les 3bets ?
Aime-t-il slowplay ses monstres ?
Tout ces questionnements et bien d’autres commencent à porter leurs fruits.
Mes adaptations face à ces profils se font plus pointus au fur et à mesure de mes prises de notes.
Ce matin, je raise TsTh au CO à 1.50.
Un fish sur le quel je n’ai que 35 mains me call au bouton.
Le flop vient 6h6d3d
Je cbet à 2.25 et il me raise à 18 euros (sur ses 35)
Je n’ai, pour l’instant, aucune note sur lui.
Peu importe sa main, ce moov est très, très étrange.
Je me décide à shove, pensant être très souvent face à un FD, ou à une PP inférieure à la mienne (ou a un bluff débile).
Le mec tangue jusqu’à la fin du time et fini par call avec 6c4c
La note est prise, je ne perdrais plus 35 euros la prochaine fois que je rencontrerais ce joueur dans ce cas de figure.

Mais s’adapter aux fishs, ça reste quand même facile.
Ils ont tellement de leaks qu’ils sont exploitables par tout les tro… par tout les bouts.

Exploiter les pastille jaunes, c’est autre chose.
Ils font beaucoup moins d’erreurs. Et possède un jeu plus « standardisé ».
Mon seul vrai moov d’exploitation jusqu’à maintenant, approuvé par Mr Doodlepaf en tout cas, c’est le 3bet light au bouton.
Effectivement, la majorité des profils de pastille jaune ne 4bet pas light. Jamais.
(sinon ils passeraient pastille rouge )
Et ils ne call pas OOP (ou alors une range très précise qui contient AJs, AQ, TT et JJ en gros).
Ils abandonnent donc très souvent.
Mais ça se limite à ça.
Vu qu’on a à peu près tous les mêmes ranges de raise, call, et relance, l’edge est quand même pas très existant face à eux.
Alors oui, certains ont des tendances plus CS que les autres, ou vont plus facilement abandonné au flop, ou vont légèrement trop cbet.
Mais ça reste anecdotique.
Et surtout, je n’ai pas de plan mis en place pour exploiter ces petites « leaks ».
Je me contente d’essayer d’en avoir le moins possible.
On a pas encore vu ça avec Mr Doodlepaf.
« Repeindre des palissades, repeindre des palissades ».
Je me suis rebellé pendant un temps.
Surtout pendant la période ou je ne touchais jamais mes flops.
J’essayais de jouer un peu plus créatif.
Faire des Check/raise bluffs sur le flop au lieu de cb, d’overbets certaines rivers, j’ai même fait un triple check/raise value contre un bon reg.
Mais let’s face it, c’est pas vraiment très efficace.
Surtout que je ne contrôle pas tout dans ce que je fais.
Les 4bets lights en sont un vivant exemple.
Le resteal dans les blinds sur mon raise du bouton étant relativement fréquent chez les pastiles jaunes et rouges, j’ai décidé de contre-attaqué un peu.
Marre de me faire marcher sur les pieds.
Avec des résultats très mitigés.
Je n’ai pas de range de 4bet « light » prédéfinis.
Je fais plutôt mes 4bets quand je sens que vilain a saisi une occasion.
Au « feeling » quoi…

Et je me suis fait engueulé par Mr Doodlepaf.
(bon, c’est une exagération poétique, Mr Doodlepaf est une créature charmante)
Parce que le grand danger de jouer avec les 4bet light c’est de ne plus se mettre de freins et de commencer à voir des spots de 4bet lights partout.
Et là, ça devient suicidaire.
Comme ma principale activité aux tables consistent à brider mon agressivité débordante, je pense que je peux donner du crédit à la sagesse des propos de Mr Doodlepaf.
Retour donc à un jeu safe et (ai-je envie de dire) SANS SAVEUR.
Je recommence à tendre ma joue gauche, ce qui pose quelques problèmes par moment.

Deux exemples, tout les deux vécus :

Première situation :
Je suis au CO, dispose de ThTc, et raise à 1.50.
Mon voisin de gauche immédiat, qui est au bouton, possède un taux de 3bet en position de 11%, ce qui est pas mal sur la NL50 de Pastèque poker. Je suis, en plus, tout à fait le profil de demi-molle qui va folder très très souvent.
Paf, il s’exécute et me raise à 5 euros.
Fold ? C’est weak.
Call ? « ON NE CALL PAS UN 3BET HORS DE POSITION »
4bet ? Ca reviendrait à 4bet bluff puisque je suis sensé folder sur un 5bet shove. Et je ne dois pas 4bet bluff !!!
Alors ? Mmmmmh ?

Deuxième situation :
Je suis au bouton et cette fois, je possède AhTh.
Cependant, la petite blind et la grosse blind sont occupées par les deux seules pastilles rouge de la limite.
Rappelons nous que pastille rouge équivaut à « A éviter »
Ils ont tout les deux des stats de 3bet en resteal assez sick.
Si je relance au bouton, il y a potentiellement trois options.
Option 1 : La SB me 3bet la gueule.
Option 2 : La SB fold mais la BB me 3bet la gueule.
Option 3 : La SB call mais la BB nous 3bet la gueule.
Je ne compte pas les fois ou ils vont tout les deux folder, puisque les chances sont infimes.
Pour ces trois options, et puisque je ne peux pas 4bet « light », je vais devoir folder.
Par conséquent, le play sage serait de fold préflop et éviter de perdre 1.50.
C’est quand même vachement weak de folder ATs au bouton non ???
Si on y réfléchit deux secondes, la bonne stratégie serait de changer de table puisque j’ai les deux plus gros chieurs de la limite à ma gauche (c’est d’ailleurs ce que j’ai fait juste après la main).
Mais pour la main en question… Les questions restent ouvertes.

Pour aujourd’hui, je vous propose ma première vraie rencontre avec une pastille rouge.
Certains auront déjà vu la main sur les forums spécialisés.
Le mal incarné est 27/20/3 avec un fold sur 3bet de 52%
Vous remarquerez que nous sommes tout les deux à 200bb+

La main du jour :

Geraldine au restaurant ($109)
Super Heros ($138)
Jean-michel reine de la nuit ($51.92)
Patapon ($49.23)
Le mal incarné ($97.55)

Geraldine au restaurant posts (SB) $0.25
Super Heros posts (BB) $0.50

Dealt to Super HerosKdKs
fold, fold,
Le mal incarné raises to $1.50
fold,
Super Heros raises to $5
Le mal incarné calls $3.50
FLOP ($10.25) 6h 8h 2s
Super Heros bets $6.66
Le mal incarné calls $6.66
TURN ($23.57) 6h 8h 2s 7s
Super Heros checks
Le mal incarné bets $9
Super Heros calls $9
RIVER ($41.57) 6h 8h 2s 7s Th
Super Heros checks
Le mal incarné bets $76.89 (AI)

Vous remarquerez comment j’ai essayer d’amadouer Le mal incarné avec mon sizing de cbet au flop…
Les deux remarques que j’ai rencontré le plus souvent sur les forums c’est
1/ Augmenter les sizings PF puisque nous sommes tout les deux deep.
2/ Bet/fold la turn et Check/fold la river si je suis payé.

Je check sur la turn parce qu’encore une fois, je me level tout seul.
Je le soupçonne fortement de pouvoir me raise/bluff la turn si je mise.
Parce que nous sommes deep et qu’il est bon.
Aussi, je choisis de check/call la turn et de check/call la river selon la carte qui tombe.
La river étant élue WORST CARD OF THE DECK 2012, je fold sur son overbet shove.
Mais avouez que si c’est un avant goût de la NL200, c’est assez effrayant.

En bonus aujourd’hui, je vous offre une main intitulé :
« Il est là papaaaaaaaaaaaaaaaaaaa »

Papa ($122)
Jean-Banane ($50)
Insignifiant personnage 1($28.12)
Insignifiant personnage 2($38.37)
JJ-c’est-quand-même-une-bonne-main ($49.49)

Papa posts (SB) $0.25
Jean-Banane posts (BB) $0.50

Dealt to Papa AdAc
fold,
Insignifiant personnage 2 calls $0.50
JJ-c’est-quand-même-une-bonne-main raises to $1
Papa raises to $5
Jean-Banane raises to $13
fold,
JJ-c’est-quand-même-une-bonne-main calls $12
Papa raises to $122 (AI)
Jean-Banane calls $37 (AI)
JJ-c’est-quand-même-une-bonne-main calls $36.49 (AI)
FLOP ($149) 7c 5c As
TURN ($149) 7c 5c As 2h
RIVER ($149)7c 5c As 2h Qc
JJ-c’est-quand-même-une-bonne-main shows JcJs what else ?
Jean-Banane shows AhKh et a l’air bien con.
Papa wins $147 and is very happy about it.

Bisous !!!

PPD de St Amand, Day1

PPD de St Amand, Day1 dans CR SNG et MTT live plume-300x199

J’ai fait un rêve ce matin.

Je suis dans ma cuisine, et je me demande si une bille de plomb pèse le même poids qu’une bille de plume.
Puis, toujours dans ma cuisine, je me demande si en faisant fondre du plomb dans une casserole et en y incorporant des plumes, le plomb va peser moins lourd une fois solidifié.

Je me réveille dans ma chambre, en me demandant pourquoi je fais des rêves aussi débiles.
Qui n’ont en plus aucun rapport avec ma journée à venir.

Je joue le Partouche Poker Deepstack de St Amand aujourd’hui.
Comme à chaque fois que je joue un tournoi, je stresse la veille et je stresse le jour même.
J’arrête de stresser les premières cartes en main.

Solide petit dèj pour garder l’énergie toute la journée.
Œufs sur le plat, pain, fromage de chèvre et concombre.
(Toujours manger des légumes de saison !!! Toujours !)
Et un bon bol de thé.
Ça fait toujours du bien un peu de bon thé.

Alban lui mange des Coco Pops. Je lui ai interdit les chocapic parce qu’il soutenait que le geste de Darcourt n’était pas anti-fairplay.

Je stresse. Et j’appréhende le tournoi.
St Amand, c’est le fief de la communauté PKL.
Ils y envoient une bonne vingtaine de joueurs aujourd’hui.
Et si je suis heureux à l’idée d’en revoir certains, l’évocation du nom de certains autres suffit à me mettre en colère.
En avoir un à ma table me mettrait en tilt pour la journée.
Mais y a pas que ça.
Je sais pas pourquoi, mais je ne suis pas excité à l’idée de faire ce tournoi.
La semaine précédent celui de Forges les Eaux, l’année dernière, je sautillais sur place, soirs et matins.
Là, j’ai presque pas envie de le jouer. C’est bizarre.

Nous arrivons à St Amand.
Je fais la tournée des serrages de main.
Aurélien Gallen qui sera notre TD aujourd’hui.
Stefal, qui n’a pas été inscrit sur le tournoi et qui s’explique avec le staff.
Cappelweb, qui fait le coverage photo PKL aujourd’hui.
Tiben , qui fait le coverage chipcount PKL aujourd’hui.
Ofir, qui a gagné le dernier PPD à Lyon.
Cedric, qu est bien sympa.
François, qui est président de l’asso PKL, ravi d’avoir Chimère juste à sa gauche.
Chimère, qui est l’homme le plus classe du monde, avec santiags noires, pantalon noir, teeshirt noir, veste noire, et livre…Noir.
La trilogie du mal de Chattam si j’ai bonne mémoire.
Ça m’a intrigué, ça sera mon prochain bouquin de chevet, sans doute.

Une fois fini de faire mon mondain, je vais m’asseoir à mon siège.
Table 25, siège 3.
C’est important de préciser ce genre d’informations.

Le tournoi commence avec 20 minutes de retard.
Tout à fait acceptable pour un tournoi de 500 joueurs.
Nous avons 50k de stack et des rounds d’une heure.
Aujourd’hui, nous jouons 11 heures.
La gestion de la fatigue est très importante sur ce type de tournoi.

Avant de commencer le récit du tournoi, il est important de préciser une chose que je rappellerais sans doute à chaque CR de parties live.
Les avis et jugement que j’émets à propos des joueurs adverses ne sont en aucun cas des jugements sur les personnes concernés.

Ça peut paraître évident mais j’ai eu des problèmes par le passé.
Je n’ai pas envie de m’auto-censuré non plus. Je préfère vous prévenir.

13h20, le tournoi commence donc.
Enfin pas pour tout le monde.
Les croupiers ont ordre de ne commencer à dealer que si nous sommes au moins 6 à table.
Et sur les 10 joueurs sensés être présents, nous ne sommes que 5.
Et ceci pendant les 20 premières minutes.
On se retrouve un peu nigauds à regarder les autres enfants s’amuser autour de nous.
Je me demande comment on aurait fait si le 6ème n’était arrivé que 2 heures plus tard.

Je prends le temps d’observer la table en attendant.
J’ai pris des notes régulièrement, pendant le tournoi, comme sur Pastèque poker.
Je vous les livrent donc avec les mêmes pastilles que j’aurais mis sur mes tables de CashGame.
Rappel :
Pastille verte : Fishou.
Pastille Jaune : Reg exploitable
Pastille rouge : Joueur dangereux.
Point d’exclamation : Maniaque, joueur fantasque et spewy.

Siège 1 : Alain, pastille verte.
Paire de couille de casino.
Grosse mise = grosse main, petite mise = petite main.
Joue à l’égo.

Siège 2 : Jean, pastille verte.
Paire de couille de casino
Limp/fold ou limp/call selon la taille du raise.
Très loose.
Peut trois barrels bluff
Dit être un joueur extrêmement serré.

Siège 3 : Moi. Pastille verte, jaune, rouge, et point d’exclamation, selon le temps qu’il fait.

Siège 4 : Rudy, pastille jaune.

Serré.
Pas mauvais.
Tendance à pas lâcher ses mains.
Voir hero call.

Siège 5 : Jérôme, pastille jaune.
Serré/aggro
Peut sneaky miss CB avec top paire.
Meilleur joueur de la table so far.
Peut 3 barrels bluffs.

Siège 6 : Abdelkader, pastille jaune.
Aggressif.
Je le soupçonne de 3bet light.
Tendance bluffy.

Siège 7 : Christian, pastille verte.
Fishou passif.
Donne des gros tells.
Petites relances quand petit jeu.
Ne cb pas en bluff.
N’évalue pas bien ses mains.
Miss value.
Va souvent checkback la river avec TP ou OP.
Peut bluff notament en missdraw mais généralement face up.
Défend BB avec Qs2c

Siège 8 : Alexandre aka NoLimit sur PKL, point d’exclamation.

Open raise à 6bb avec les 66.
Limp beaucoup.
Peut limp/fold.
Beaucoup de raises énormes avec mains moyennes ou bluffs.
Tendance à slowplay ses monstres.
Raise à 2,5 BB PF ses suited connectors et autres mains à tirage.
Overbet ses petites et moyennes paires PF
Montre beaucoup ses mains.
Bluff énormément, un peu au hasard des humeurs notamment contre des calling station avérées.
Joue à l’égo.
Peut changer de vitesse en passant de maniaque spewy à calling station d’une main sur l’autre.

Siège 9 : Étienne, pastille verte.
Calling station.
Bourrine ses gros jeux.
Considère TP comme les nuts.
Peux ne pas raise les AA PF.
Difficilement bluffable.
Peut bluff ses tirages, mais à un quart du pot.

Siège 10 : Christophe, pastille jaune.
Très serré.
Ne 3bet pas AK.
Ne raise pas TPTK.
Cold call un 4bet avec AJos
Raise 4bb avec 88.

Voilà un tour d’horizon de la table.
Ce sont des notes prises au fur et à mesure.
Certaines peuvent s’être avérées inexactes, mais dans l’ensemble, je les trouvent plutôt juste sur l’intégralité de la journée.

Nous commençons donc à 6 joueurs, avec Moi, Rudy, Jérôme, Christian, Alexandre, et Étienne.

J’ai été très fainéant sur la prise de notes. Aussi ne détaillerais-je pas les coups autant que d’habitude.

On va quand même se faire plaisir avec le premier coup du tournoi.
Christian limp au CO et Étienne call en SB.
J’ouvre Ah Jd en BB et squeeze le bazar à 500.
Christian call et demande ensuite combien c’est. Étienne fold.
Flop : KdQd 2s
Je cbet à 600. Et Christian prend 1600 dans sa main pour relancer, puis se ravise et call.
Merci de l’information. J’en ai, à priori, fini avec cette main.
Turn : 7d
Mon Chrstian regarde alors ses cartes et fait la moue. Apparemment, il n’a pas de carreau.
Ce mec joue à livre ouvert. C’est de bonne augure pour la suite.
Il mise un timide 1000.
Je call, certain de jouer ma ventrale ET mon tirage carreau.
Je check/fold la river 8c
J’ai déjà rempli une demie page de note sur la première main, le tournoi est lancé.

Et bien lancé, je joue et gagne les 5 mains suivantes.
Je dois passer pour un sick bastard.
J’ai essayé de concentrer l’ensemble de mes bonnes mains au début, quand les gens sont encore serrés.
Histoire de pas gagner grand chose.
De ce côté là, j’y arrive assez bien.

Abdelkader arrive au bout de trente minutes, pose ses jetons devant lui, et s’en va.

Nolimit fait un bluff très étrange contre Étienne, la calling station de la table.
Christian limp en mp, suivi de Nolimit avec 4s 4h, suivi d’Étienne au bouton, je complète avec une random hand et Rudy check.
Flop : Qh 9s 3c
Nous checkons tous jusqu’à Étienne qui bet 400. Ce qui dans mes notes personnelles signifient « J’ai une dame »
Nous foldons tous sauf Nolimit qui décide de payer avec une paire de 4.
Turn : Jc
Nolimit check.
Étienne poursuis son agression à 400.
Et Nolimit décide de relancer à 1800.
Toujours avec une paire de 44.
Étienne paye. What else ???
River : Tc
Et Nolimit cbet à 5000.
Mise que s’empresse de payer Étienne avec Qc Th
Bin oui, c’est une calling station !
Je remplis 7 pages de notes.

Le dealer éternue. Je jurerais avoir entendu un canard.

Seulement 40 minutes de jeu et je ne suis plus dans la partie. Mon attention se détourne.
J’écoute le staff juste derrière moi occupé à se refiler les informations.
Je regarde les sei.. les yeux d’Ondine de Partouche à la table d’à coté.
Je surveille un balla égocentrique qui chante « Et j’ai crié Allin pour qu’il revienne » à chaque fois qu’il passe devant le staff pour bien que ceux-ci le remarquent et lui prouvent leur attention en faisant un petit rire forcé de convenance.

Depuis son bluff raté, Nolimit est beaucoup plus actif.
Il rentre dans un coup sur deux, parle énormément, commente toutes les mains, bluff énormément et perd tout ses coups.

Abdelkader arrive enfin. 1h30 après le début du tournoi.

Moi je ne joue plus. Pas une main un peu sexy.
Ça ne me dérange pas comme ça aurait pu le faire par le passé.
Je suis sévèrement expérimenté par la NL50 de Pastèque poker.

Les joueurs des sièges 1 et 2 ne sont toujours pas arrivés.
Pourtant leur stack n’est pas posé devant leur siège et leur blinds ne défilent pas.
Bonne idée de pas venir au début.
Je trouve ça plutôt moyen.

La table s’endort.

Un coup réveille mon attention.
Encore avec Nolimit. Je suis bien désolé de m’acharner sur lui mais en même temps, il est dans tout les coups.

Jérôme raise à 425 en blinds 75/150 au CO. Caller par Nolimit en BB.
Flop Js Ts 2h
Nolimit check.
Jerome cbet à 500.
Nolimit raise à 1400.
Jerôme call.
Turn : 7h
Nolimit abandonne son agression.
Jerome bet 1225.
Et Nolimit check.
River : 3h
Nolimit donk à 5000.
Jerome le call avec Jc 7c et Nolimit muck.
J’ai pas mal réfléchi à cette main et je ne comprends pas ce qu’il voulait représenter river.
78, tirage coeur backdoor, DP, et brelan auraient tous cbet la turn.
Quelle ligne étrange.

La première pause arrive. Mon stack est à 51925. Ce qui représente une sacrée augmentation.

café dans CR SNG et MTT live

Au retour se passe un mini-événement que je provoque bien malgré moi.

1/ je vais chercher une tasse de café.
2/ je viens m’asseoir à table.
3/ je vais pour poser la tasse sous ma chaise.

4/ Jean arrive enfin à table après deux heures.
5/ Jean effleure mon bras qui tient la tasse en s’asseyant.
6/ Par réflexe, je bouge légèrement le bras.
7/ Trois gouttes de café brulant tombe sur ma main.
8/ Aie.
9/ Ouille.
10/ Je renverse la tasse sur mes jetons, mes cartes, les jetons de Rudy, les cartes de Rudy, et sur la table à 300 euros.
11/ La partie s’arrête.
12/ Le staff me fusille du regard.
13/ Les joueurs des autres tables me regardent en rigolant.
14/ J’ai bien l’air con.
15/ Une femme de ménage vient réparé plus ou moins les dégâts.
16/ Je m’excuse auprès de Rudy.
17/ J’essuie mes jetons un à un avec une serviette
18/ Un mec du staff avec des gros yeux vient m’expliquer que normalement je devrais prendre une demie heure de pénalité.
19/ La partie reprend.
20/ Je me promets de ne plus boire de café de la journée.

Pour sa première main, Jean, qui est apparemment un fin pinpin de cashgame en casino part sur un trois barrels bluff en overbet face à Nolimit qui paye avec la troisième paire tout du long.
Jean s’embrouille avec Nolimit en lui expliquant que c’est n’importe quoi de payer avec troisième paire surtout que lui il ne bluff jamais d’habitude et que il est connu ici et qu’il a qu’à demander à n’importe qui dans la salle.

Pour sa deuxième main, Jean s’embrouille avec Abdelkader parce que ce dernier demande le time sur la river parce que Jean, qui est dans un coup avec Jérôme, s’embrouille encore avec Nolimit.

J’ai une tendresse infinie envers les paires de couilles de casino.
Ce sont eux qui rendent mes parties inoubliables.

Je gagne deux/trois coups sans intérêt.

Abdelkader commence à rentrer dans la partie.
Il devient manifestement plus agressif.
Surelançant plusieurs coup d’affilée.
Puis pars dans un coup complètement tordu et envoie son tapis apparemment en bluff avec AQ sur le board AJ996.
Christophe, qui a jouer 2 mains jusqu’ici, tangue et le call avec AJ.
Nous perdons Abdelkader.

Je perd 5k en faisant 2 barrel de top paire au 9 contre Christian qui n’a pas relancé ses JJ préflop.

Nolimit commente absolument tout les coups.
Dont un dans lequel je suis et qui n’est pas encore terminé.
Il me court un peu sur le haricot.

Jean limp/fold une main sur deux.

Et Alain arrive à table.
Après trois heures de jeu.
Il s’installe, compte son stack.
Quand c’est à lui de jouer, il regarde toute la table, commence à discuter puis demande le compte des stacks de tout le monde, une fois le tour fait, il fold sa main, et part dire bonjour à des copains.

Apparemment c’est un pote de table de Jean. Je sens qu’on va se marrer.

Il revient à table, on lui redistribue des cartes.
Arrivé à son tour, il refait un tour de table en demandant les stacks de chacun parce qu’il a oublié pendant qu’il disait bonjour aux copains, regarde sa main et fold.

Moi je perds plein de petits coups.
La bonne nouvelle, c’est que je reste super serein à table.
Je pense joué correctement mes cartes, la frustration de ne pas touché ne m’atteind pas.
L’enseignement de Sieur Doodlepaf a porté ses fruits.

Alain prend 2 minutes à chaque fois que c’est à lui de jouer.
Quand il arrive à une table, il faut qu’on le sache.
Arrivé à une river, un adversaire bet et lui, montre en main, il reste 8 minutes à baratiner son adversaire.
Il lui redemande son stack 3 fois.
Ce qui en l’occurrence n’a aucun intérêt. Il ne faut pas se le cacher.
Il affirme qu’avant la river (un 5), il était devant.
Puis quelques minutes plus tard, maintient fermement que si l’autre n’a pas la dame, il est devant.
Quelqu’un appelle le time et Alain lui jette un regard noir.
Les paires de couilles n’aiment pas qu’on appelle le time sur eux.
Il attend jusqu’au bout de la minute, jusqu’au bout du décompte et évidement fold à 1…

J’ai une de ces envies de dormir.

Je prends un coup sympa à Christophe la serrure de la table en faisant de la value river avec la troisième paire.
Et viens un premier coup de marteau.

Je n’ai pas pris de notes mais je me souviens du postulat de base :
J’ai JhJd hors de position contre Nolimit en mode bluffer spewy qui détient QcTc sur un flop Jc9s8c
Avouez qu’on peut partir sur de meilleurs bases.
Je ne perds fort heureusement que 8k sur ce coup parce que Nolimit aime slowplay ses monstres.
Et encore, j’aurais pu m’épargner de payer ses 5000 sur la river Ac mais contre un spewer patenté, j’ai commis la faute.
On peut raisonnablement penser que si Nolimit avait relancé le flop, je serais sorti du tournoi à la suite de cette main.

La table sent fortement le café, mais ça ne suffit pas pour me tenir réveiller.

A la deuxième pause, j’ai 39550, ce qui est un stack décevant mais encore très confortable pour la reprise à 200/400.

Au retour de pause, quelle surprise de voir que Jérôme s’est fait déstacker par Christian.
Brelan max floppé contre quinte floppée.
Ça me rappelle quelque chose.

Blandine vient remplacer Jérôme.

Siège 5 : Blandine, pastille verte.

Limp toutes ses mains.
Bet quand hit sans respect de l’agresseur PF.
Enceinte.

Mes deux paires de couilles sur ma droite joue un coup ensemble.
Et check jusqu’au bout.
Jean check back la river avec le brelan max.
Je trouve ça plutôt moyen.

Cette main les a réveillé tout les deux.
Alain a pris la relève de Nolimit et commente tout les coups et on commence à connaître toutes les mains que Jean a foldé préflop.
En bonus, il nous dit quelle combinaison de main il aurait eu si la river avait été une autre carte.
C’est délicieux.

Nolimit est endormi. La table ne joue plus.
Moi je ne touche plus rien. Ce qui ne me dérange pas foncièrement.
Cependant, je m’octroie ma première relance light de la journée.
Je raise en début de position à 1025 avec 5h8h
Rudy me raise à 2200.
Comme il s’agit de ma première relance light, il est juste qu’on me 3bet pour la première fois.
Alain paye les 2200 en BB et moi…
Bin je complète moi.
Rudy m’a laissé une trop belle côte pour péter ses as.
Embarquer de force dans un coup pourri. C’est désagréable.
Le flop l’est moins : Jh4h3c
Alain check. Je check. Et Rudy cbet à 5k.
Alain fold.
Je me décide à payer un barrel, je pense qu’il a une OP que je ne ferais pas folder.
Turn : 6s qui m’ouvre une open ended.
Je check et Rudy barrel à 6k5.
Je suis tout à fait conscient que le play juste serait de just call.
On a une très bonne équité, c’est quasiment impossible de lui faire folder une OP.
Ou à l’extrême rigueur, faire un raise qui a de la gueule. Une bonne boîte à 32K. Ça ça claque.
Et ça le fait réfléchir. Si jamais il paye, j’ai toujours une bonne équité.
Au lieu de ça, je fais un bet tout moisi à 15K. C’est plus fort que moi, dès que j’ai un monster draw, faut que je raise.
Sur le moment, je m’imagine encore pouvoir représenter un brelan. J’ai une image plutôt serrée, je n’ai pas montrer de bluff et Rudy est un joueur qui réfléchit.
(parce qu’en définitive, si on s’arrête deux secondes, à partir du moment ou je ne bluffe pas, j’ai forcément mieux qu’une paire d’as sur ce board.)
Sauf qu’il va falloir que je comprenne un jour :
« On ne doit jamais essayer de faire folder une OP en représentant brelan »
J’avais pourtant une image serrée.
Mais ça ne marche jamais.
Et ça ne marche pas. Il call. Évidemment.
Je me rends compte en écrivant à quel point ce moov est voué à l’échec.
La river est un scandaleux Td et je give up.
Rudy avait les As.

Je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’en touchant mes 15 outs, je montait à 80k, et là, c’était une autre banane.
Au lieu de ça, j’ai 17k et le sentiment d’être un gros morceau de thon posé sur l’étal du boucher.

Dire que je suis serein après ce coup là serait exagérer. Mais je ne me sens pas merdeux, j’ai décupler mon focus.
Et je suis fermement décider à remonter.

Une dizaine de main foldées plus tard, Nolimit raise à 1725 en early position sur des blinds 200/400.
Plus de 4 fois la BB.
Dans le dictionnaire Nolimit/Antonin, Antonin/Nolimit, ça veut dire « paire de 22 à JJ ».
Je possède AdJd et paye au bouton.
Flop : Jc5h3s
Il check et je bet 2000 très rapidement.
Je suis à peu près persuadé qu’il va interprété ça comme un arrachage et va me relancer.
Relances bonhomme ! J’ai besoin de doubler.
La réponse n’attend pas.
Boite.
Check. 2000. Boite.
Je call. Bien sur, je call.
Je voulais provoquer exactement ce genre de moov.
Nolimit montre ses cartes (involontairement) l’une après l’autre, je vois un valet puis un roi.
Je suis bien content.
Puis je me rends compte que le deuxième valet n’a pas de barbe mais une moustache fine.
Oh bordel.
Cet énergumène a méga-overbet shove le jeu max.
Moi je suis drawing dead.
Et out du tournoi.

Je dis au revoir en souriant, je serre la main de Nolimit qui est venu tendre la sienne et je me dirige vers le rail en laissant derrière moi une odeur persistante de café…

Tout mes espoirs se portent maintenant sur Alban avec qui j’ai swap 10% du buyin.

Je souhaite remercier mes compères de la table 25 pour leur bonne humeur :
Sauf Jérôme, Étienne et Blandine qui n’ont pas souri de la journée,
Même Nolimit qui, à part ces commentaires incessants pendant les coups et sa fâcheuse tendance à hit les nuts face à moi, reste quand même un gars bien sympa.
Et spécialement Alain et Jean, avec qui on s’est bien fendu la poire.

Parce qu’honnêtement, si c’est pour venir spewer 500 euros, autant qu’on rigole bien.

Publié dans : CR SNG et MTT live | le 31 mars, 2012 |28 Commentaires »

Main d’anthologie N°21. L’ignoble personnage.

Encore une petite main sortie des tréfonds de ma mémoire.

Elle a fait résonance avec la main joué à l’FPS d’Evian par Guillaume « Pink Boa » Darcourt, si controversée.
Je vous livre cette dernière, telle qu’elle m’a été raconté par quelqu’un qui était à Evian :
_____________________________________________________________________________________________________________
Darcourt et Meddi joue un pot jusqu’à la river. Un pot monstrueux pour 5 fois l’average.
Meddi est un joueur assez peu habitué au live et Darcourt le sait très bien.

Darcourt : « Si tu as deux paires, tu as gagné »
Meddi : « J’ai deux paires »
Darcourt : « Alors tu as gagné »

Il attends alors patiemment que Meddi jette ses cartes, ce que ce dernier s’empresse de faire, persuadé d’avoir gagner le pot.
Darcourt (qui avait gardé ses cartes), appelle alors le TD qui est obligé de donner le pot à Darcourt.
_____________________________________________________________________________________________________________
Bon. Pas classe. Pas classe du tout.
Mais que ça ne m’empêche pas de raconter ma main d’anthologie.

Trois ans auparavant.
Cazingue de Cabourg.
La main oppose un quadragénaire timide, apparemment peu habitué au live, et un être visqueux qui résume à lui seul tout ce que je hais dans l’être humain.
Grosse chaîne en or, chemise ouverte, qui ne danse pas le mia.
Pour résumé en un mot : assoté, enflé, épris, fat, fier, fou, gonflé, hautain, imbu, important, orgueilleux, outrecuidant, plein de soi, présomptueux, prétentieux, puant, rempli, sot, suffisant, superbe, vain, vaniteux.
Merci dictionnaire des synonymes.

Nous appellerons le premier : Jambon Vapeur
Et le deuxième : Jean-Kevin

On est en blinds 1/2 et Jean-Kevin raise à 16 en début de position.
Jambon Vapeur raise à 45 en BB.
Jean-Kevin, trop con pour se rendre compte que Jambon Vapeur a joué O mains en deux heures pousse tout ses jetons derrière la ligne, environ 200 euros.
Jambon Vapeur, qui le couvre légèrement, annonce très rapidement call.
Et retourne sa main, après la ligne : Ah Ad .

Jean-Kevin appelle alors le floor manager :

Jean-Kevin : « Monsieur a montré ses cartes avant que le coup ne soit terminé, il doit abandonner le coup. »
Jambon Vapeur (soudain alarmé):  » Mais j’ai pas abandonné, vous avez annoncer tapis, j’ai dis call »
Jean-Kevin : « Je n’ai jamais annoncé tapis, j’ai juste avancé une certaine somme, mais il me reste encore de l’argent »

Effectivement deux jetons de deux euros traînent encore devant Jean-Kevin.
Le pire, c’est que le floor a donné raison à ce fils d’opossum.

Avec cette main, celle de PinkBoa et celle plus ancienne d’Ausou, je me demande si je devrais pas ouvrir la gazette des coups de pute du poker.
C’est physique, je peux pas encadrer ce genre de comportement.

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